Succès stories

Les catégories chez Natura, « pour que tout le monde soit gagnant »

Pour Kenji Akinaga, gérant de Natura, grossiste au marché de Ducos, l’adoption des catégories s’est faite naturellement : la demande était là, il n’y avait qu’à se lancer.

Tout a démarré début 2019. Kenji Akinaga remarque que les commandes tournent au ralenti depuis quelques mois. Avec son entreprise Natura, le grossiste travaille principalement avec les restaurateurs, les services de gamelles, les snacks, et quelques magasins : pourquoi la demande n’est-elle pas au rendez-vous ?

Le gérant se rapproche de ses clients, les interroge, les écoute : « En fait, ils cherchent vraiment des produits moins chers », découvre Kenji Akinaga. « Des beaux produits, mais à moindre prix. C’est pour ça qu’on s’est lancé dans la catégorie 2. »

De l’autre côté de la filière, les producteurs répondent sans hésiter aux demandes du grossiste : « Eux aussi, ils avaient de la marchandise qu’ils n’arrivaient pas à placer ! », se souvient Kenji Akinaga. « Au lieu de jeter leurs tomates ou leurs courgettes, je leur ai dit : ‘‘Ramenez-les moi, je vous fais un prix’’. » Six mois plus tard, Natura achète la tomate 500 francs le kilo en catégorie 1, et 350 francs en catégorie 2 ; pour la courgette, la catégorie 1 est à 450 francs, et la catégorie 2 à 200 francs. « On passe donc parfois du simple au double ! Le restaurateur en bout de chaîne est évidemment sensible à cette différence. »

Côté logistique, l’adoption des catégories n’a pas changé grand-chose : les producteurs jouent le jeu et trient en amont les produits, qui arrivent au dock dans des cageots peu profonds (pour la catégorie 1) ou plus gros (pour la catégorie 2). Toutes les semaines, Kenji Akinaga vérifie les stocks avec son équipe, et requalifie les produits de première catégorie en catégorie 2 si besoin. « On trie, on pèse à nouveau, on corrige les chiffres dans l’ordinateur, on fait une promo, et c’est bouclé. Ça nous prend une heure en tout. »

En parallèle, Kenji Akinaga suit les formations proposées par l’IFEL, notamment pour améliorer le stockage, « en étant attentif aux températures des frigos ou aux produits entreposés ensemble, par exemple. Tout ça combiné, ça nous évite de jeter, à tous, agriculteurs comme grossistes. Personnellement, je veux vraiment fournir le maximum de produits. Et que tout le monde soit gagnant. » Quid de la catégorie 3 ? « J’ai essayé, mes clients ne sont pas intéressés », tranche Kenji Akinaga. Puis précise, complice : « Une quatrième gamme, par contre, j’y pense sérieusement. »

Afficher plus

Articles similaires

Fermer
Fermer