Succès stories

Pour la Coop1, « les opportunités sont gigantesques »

La Coop1 travaille principalement avec les catégories 1 et 2, et elle ne souhaite pas s’arrêter là : pourquoi ne pas proposer plus de catégorie 3, voire même, développer une quatrième gamme ?

Il est trois heures du matin, le ballet a commencé à la Coop1 : les employés zigzaguent entre les cageots, filent vers les camions, empilent les ananas, les tomates, les concombres, les ignames. « Quand les produits arrivent, ils sont déjà triés », explique Gustave, employé à la coopérative. « Nous, on ne fait que vérifier. Evidemment, quand certains produits restent ici plusieurs jours, on refait un tri et on déclassifie si nécessaire dans une catégorie inférieure. »

Ce matin, des citrons devenus très jaunes ont ainsi tout de même pu être vendus pour la fabrication de jus ; des pâtissons rabougris ont quant à eux été achetés à bas prix pour nourrir un élevage. Les critères de tri à la Coop1 ? La taille et la catégorie, telles que définies par l’IFEL. Ce qui n’est pas toujours évident, note Gustave, « surtout pour les tomates : entre la catégorie 2 et la catégorie 3, on hésite encore beaucoup. Mais ça s’améliore avec la pratique. » En moyenne, 85% des produits passant par la Coop1 sont classés catégorie 1 ; près des 15% restants partent en catégorie 2, et la catégorie 3 est minime, selon Aymeric Moreau, qui gère la coopérative au quotidien.

« Pour nous, c’est intéressant d’utiliser les catégories parce qu’on a une grosse clientèle de détaillants et de transformateurs », souligne Aymeric Moreau. « Le restaurateur par exemple, pour son coulis de tomates, il veut de la catégorie 2. » En tout, la Coop1 sert une centaine de clients chaque semaine, et près de deux cent cinquante chaque année. La coopérative traite également avec la grande distribution, les grossistes, les hôtels, sans oublier les cantines, un canal de vente important. « Vingt mille repas au total. Quand ils nous prennent des bananes pour les desserts, c’est deux tonnes qui partent ! »

A terme, la Coop1 aimerait traiter plus de catégorie 3, qu’elle enverrait en laboratoire pour transformation. « Et pourquoi pas même de la quatrième gamme ! », lance Aymeric Moreau. Ces dernières semaines, il a eu plusieurs coups de fil de restaurateurs pour ce type de produits. « Il y a beaucoup de demandes, notamment pour les purées et les frites de patate douce ou d’igname. Aujourd’hui, les tubercules vérolés, on les laisse au champ. Or il y a peut-être un tiers, deux tiers du tubercule qui peut être transformé. Plutôt que de laisser pourrir ses produits au champ, le producteur pourrait les valoriser. Les opportunités sont intéressantes. »

Afficher plus

Articles similaires

Fermer
Fermer