Succès stories

La Fournaise : des catégories sur toutes les cultures

La catégorisation, Emmanuel Guichard l’utilise depuis longtemps à La Fournaise. Ses motivations : éviter le gaspillage, et surtout, satisfaire au mieux ses clients.

A gauche, des grosses tomates toutes rouges ; à droite, les courgettes. Sous les serres, des melons gourmands s’arrondissent. « Les catégories, ici, c’est sur toutes les récoltes ! », lance Emmanuel Guichard. A La Fournaise, son exploitation de La Foa, on cultive aussi de la salade, des poireaux, des poivrons… « On essaye de ne pas trop s’éparpiller et de cultiver certains produits toute l’année », précise le producteur. Le tout est ensuite trié en catégories 1 et 2.

« Par exemple, les concombres télégraphes bien calibrés, sans tache, ça part en première catégorie », explique Emmanuel Guichard en désignant un cageot débordant de cucurbitacées. Les plus tordus sont classés catégorie 2, tout comme les petites tomates et les grosses courgettes. « Par contre, tous les concombres avec des bouts pointus, on les met à part, car ils cassent facilement et ont tendance à pourrir puis à contaminer le reste du cageot. En faisant ce tri, on valorise notre production, d’une certaine manière. Ce n’est pas plus compliqué que ça. »

Cela fait plus d’un an que Emmanuel Guichard collabore avec l’IFEL : l’interprofession savait qu’il pratiquait la catégorisation sur sa production, elle voulait en apprendre plus sur son organisation. « J’utilise les catégories depuis pas mal de temps maintenant », note l’agriculteur. « Ce qui m’a motivé au début, c’est que cela permettait de beaucoup moins gaspiller. Je voulais aussi faire plaisir aux clients. Ils n’ont pas tous le même pouvoir d’achat. Or une grosse tomate et une petite tomate, elles ont toutes les deux le même goût au final ! »

La catégorie 1 de La Fournaise part en distribution, tandis que la catégorie 2 est plutôt préférée par les restaurants et les services de gamelle, qui transforment le produit. En moyenne, estime Emmanuel Guichard, la première catégorie représente 80% de sa production, la deuxième environ 15%. « Mais cela varie évidemment selon la période ; parfois il y a plus de pertes, d’autres fois presque pas. »

Emmanuel Guichard se balade dans les serres, tâte un melon, fait un tour du côté des plants de tomates. Bientôt, les petits fruits encore verts partiront au marché de gros, avec les courgettes et les beaux télégraphes. Mais le producteur s’excuse, il doit filer : il va à Bourail, sur son terrain nouvellement acquis. Désormais, ce sont près de dix hectares qu’il devra cultiver, surveiller, récolter, puis catégoriser. Avec, toujours, l’objectif de « satisfaire au mieux la clientèle ».

Afficher plus

Articles similaires

Fermer
Fermer