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L’aide à la filière poulet

Ce 23 avril, lors de sa réunion hebdomadaire, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a agréé à la défiscalisation locale la société de transformation de produits avicoles (STPA). La STPA va réaliser à La Foa et Boulouparis un couvoir et une unité d’abattage, de découpe et de conditionnement de volailles.

Il faut savoir que les Calédoniens consomment environ 10 000 tonnes de poulet par an, mais seulement 8 % proviennent de la production locale. Les marges de progression sont donc importantes ; si l’on compte une cinquantaine d’élevages, trois seulement assurent 70 % de la production locale, soit 800 tonnes par an. Ces poulets sont vendus en deux gammes, standards à 1 200 F/kg, c’est l’essentiel de la production de poulet de chair, et fermiers à 1 500 F/kg. Dans le cadre de la politique publique agricole provinciale (PPAP) initiée en 2014, visant à accroître l’autosuffisance alimentaire de la Nouvelle-Calédonie, l’objectif recherché est d’augmenter la production locale de poulets standards de 8 % à 30 %. Et c’est dans ce cadre que s’inscrit la décision du gouvernement.

Un projet visant à développer la filière

L’investissement de la STPA est estimé à 752 millions de francs. Il sera financé pour 35 % par la défiscalisation locale, pour 29 % par une défiscalisation nationale, le reste par de l’autofinancement et des subventions (3,5 %). Le chiffre d’affaires prévisionnel devrait atteindre les 455 millions de francs la première année et 928 millions de francs au bout de 7 ans. La dépense fiscale de la Nouvelle-Calédonie sera par ailleurs récupérée au bout de la 7e année d’exploitation de la STPA.

Une production locale bénéfique

En Nouvelle-Calédonie, pour une grande part (92 %), on consomme du poulet en provenance du Brésil, de France ou des États-Unis. La création de ces unités va permettre progressivement de réduire cette part d’importation, en proposant un poulet local standard à un prix de 800 F/kg. La production du couvoir a été fixée à 478 000 poussins dès l’an prochain, et 957 000 poussins en 2022, pour une production de 580 tonnes de poulet en 2020, et 1 160 tonnes en 2022. Ces deux nouvelles unités devraient permettre la création d’une vingtaine d’emplois (16 à l’abattoir et 3 au couvoir), et avoir un impact sur la production céréalière puisqu’il est prévu la mise en culture de 200 à 300 hectares supplémentaires de maïs. À cela s’ajoute le fait que l’utilisation des matières organiques issues de ces unités de production va permettre de réduire les importations d’engrais chimiques de plusieurs milliers de tonnes par an.

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